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CONTACTS INTERNAUTES PIEDS NOIRS
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C'est une récompense pour moi. Des internautes ont découvert mon site avec les moteurs de recherche.
Marie Claude RAMADE
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habitait à c�té d'ASSI BOU NIF à SIDI CHAMI ses parents tenaient le bar du village.
Jean Claude FUENTES
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habitait tout près de la 701ème
FAMILLE BENAVIDES
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Restaurant la Pépinière à Assi Bou Nif
Angélique la fille de Clémence BENAVIDES et la petite fille de
Sérafin et Adrienne BENAVIDES a découvert notre site.
Sa famille tenait le restaurant "La pépinière" à Assi-Bou-Nif.
Angélique cherche les militaires ayant connu la
famille.
Pour ces amis j'ai les adresses @mail contactez-moi
Un extrait de mon premier livre :
EXTRAITS DE MON PREMIER LIVRE : ARRIVEE A ASSI BOU NIF
� L�agence de voyage!!! � nous a réservé : Le Président de Cazalet au départ de Port Vendres. L�activité de ce petit port situé près de Perpignan est importante. Port Vendres est en relation avec Oran, tandis que Marseille est en relation avec Alger et Oran. Oran est plus près de Port Vendres que de Marseille, heureusement ! La traversée me concernant durera exactement vingt quatre heures. Une traversée rendue pénible par une mer démontée et par des conditions matérielles lamentables ; nous sommes en fond de cale sur des chaises longues qui ne sont pas fixées au sol, c�est ainsi que pendant tout le voyage les chaises longues iront de bâbord à tribord. Lors du premier quart d�heure, cette promenade de gauche à droite a un c�té fête foraine ( imaginez cinq cents chaises longues en goguette !). Cette distraction deviendra vite un calvaire. Rapidement, nous aurons tous le mal de mer, les vomissements succéderont aux vomissements et l�atmosphère deviendra vite irrespirable.
Certains ont échappé à ce calvaire. Les sous- lieutenants et quelques sergents avaient des cabines. Enfin des petits malins suffisamment fortunés en ont loué à des membres d�équipage qui profitaient largement et parfois honteusement de notre désarroi.
Le 19 décembre au matin,à Oran, le soleil est chaud, nous avons l'impression d'être à la fin de l'été. le paysage est magnifique et nous admirons le travail du remorqueur qui, dans le port, semble jouer avec le Président de Cazalet, devant les grandes lettres majuscules peintes en blanc sur la jetée : " ICI LA FRANCE" .
J'ai rejoint ensuite Assi Bou Nif, un village situé à vingt kilomètres d'Oran. La 701ème compagnie de transmissions y est implantée dans une ancienne ferme. Ma chambrée est un ancienne écurie.....
.....Je suis toujours à Assi Bou Nif. Je fais quelques patrouilles, surtout la nuit. Je suis de garde un jour sur trois. Je participe aussi à la construction d�un collège pour les jeunes algériens. Avec toute notre imagination nous avons baptisé ce chantier : � Cayenne �. Les anciens nous ont dit que les premiers mois ils cassaient des cailloux avec une masse pendant des heures et des heures. En équipe, je vais également souvent à Oran. Nous chargeons dans nos camions des poteaux pour les barrages électrifiés des frontières. Ensuite, nous rejoignons le village de Perregaux à quatre vingts kilomètres d�Oran pour y transvaser nos chargements dans des wagons SNCF. En Algérie, en dehors des lignes situées au nord ( Oran Alger ), l�écartement des voies est inférieur à la normale. C�est la raison pour laquelle les trains ne sont pas formés en gare d�Oran.
A Assi Bou Nif, dans la compagnie, les activités sont toujours les mêmes. Nous avons tous fait une formation militaire de transmetteur, mais personne n�est affecté dans cette spécialité. Les tours de garde sont rapprochés. La nuit pendant deux heures il faut rester seul, loin du poste, souvent à la limite du quartier européen et du douar. Deux heures c�est peu, mais c�est aussi une éternité pour celui qui n�entend que le cri du chacal et qui n�attend que la relève. Une seule certitude, je sais que je n�oublierai pas le mot de passe.
Nous restons au poste de garde vingt quatre heures. Les factions de deux heures où l�on est seul reviennent toutes les quatre heures. Ainsi, parfois,je suis de garde de vingt deux heures à minuit et de quatre heures à six heures. La nuit inconfortable que nous passons au poste est donc de quatre heures.......
..........Le chantier de Cayenne continue. Le futur collège comportera plusieurs bâtiments ; certains sont en voie d�achèvement,pour d�autres,les fondations sont en cours. Mes petits talents de maçon font que je suis affecté au terrassement. L�efficacité est toute relative ; pour huit soldats, nous avons une pelle, une pioche, une barre à mine et une brouette. Les emplois de surveillants de travaux sont très convoités. Les pauses casse-cro�te sont les bienvenues ; nous dépêchons un des n�tres pour aller chercher dans l�épicerie arabe du douar les meilleurs sandwichs (jambon beurre et gruyère beurre) de toute l�Algérie. Malgré la religion, cette épicerie a donc du jambon.
Après les événements (maintenant, depuis peu, on dit la guerre), je ne retournerai pas en Algérie. Je le regrette. Pendant quelques années les touristes ont pu visiter le pays, désormais, c�est impossible. J�espère que le fanatisme de certains s�apaisera, j�irai alors faire du tourisme dans l�Orannais.
Aujourd�hui en ce début de millénaire, je pense que l�Algérie pouvait faire mieux que la Tunisie et le Maroc qui sont des pays très visités par les français. Chez ces voisins, le tourisme n�a pas empêché la pauvreté mais la misère y est moins grande. Le tourisme fait travailler beaucoup de Tunisiens et de Marocains.
En 1999, avec mon épouse, je suis allé au Maroc, ce pays m�a rappelé mes 20 ans. Mais bien s�r mon rêve serait de voir le collège d�Assi Bou Nif. Il s�appelle peut-être � Cayenne � !
Heureusement à Assi Bou Nif il y a une profonde camaraderie entre tous les appelés. Le Capitaine Migrist commande la compagnie, il est � notre bête noire �. Certains se hasardent même à dire : � si je vais en patrouille de nuit avec lui, il ne reviendra pas �. Ces propos sont choquants mais réels. Les victimes de cette guerre qui ne veut pas dire son nom sont nombreuses dans les deux camps mais ces victimes ne sont pas toujours les conséquences d�affrontements entre l�armée française et le F L N. Il y a souvent des règlements de compte. Après l�insoutenable, on se venge par l�insoutenable. Si un convoi de militaires français tombe dans une embuscade, en riposte, nous faisons nos � Oradour sur Oued �. Je n�ai pas vécu de près ces ignominies, heureusement ! je pense que j�en serais traumatisé pour toujours. Je sais que beaucoup d�appelés confrontés à de telles horreurs ne pourront pas retrouver une vie normale à leur libération. Tous ne seront pas blessés dans leur chair, beaucoup le seront dans leur âme...
A la 701ème compagnie de transmissions, les jours passent, les occupations sont toujours les mêmes, les patrouilles de nuit sont de plus en plus fréquentes. Dans le dortoir, cette ancienne écurie, la nuit nous avons tous nos fusils près du lit, dans les � râteliers de l�écurie �. Assi Bou Nif n�est pas très loin de Sidi Bel Abbès, la ville des légionnaires ; comme eux, nous avons notre chanson. Pour faire concurrence à : � Tiens, tiens, voilà du boudin, voilà du boudin �, nous chantons :
A la 701ème cette triste compagnie,
On y crève de faim et on y patrouille la nuit....
Dans la chambrée nous sommes trente, neuf finissent leur service dans huit jours. Pour le moral des nouveaux arrivants comme moi, ce n�est pas l�idéal. Les quilles sont magnifiques mais ces anciens sont tristes, j�ai l�impression qu�après vingt huit mois de misère, ils ne savent plus ce que c�est d�être heureux.
Voilà donc quelques lignes de mon premier livre.