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5 juillet 1962 ORAN
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ASSIBOUNIFASSIBOUNIFASSIBOU

LE PUTSCH DES GENERAUX 22 AVRIL 1961

Ce récit est le vécu d'un appelé, nos amis pieds noirs ont une autre analyse des évènements que je respecte. Tous ensemble, 45 ans après, soyons tolérants.

J�étais au Corps d�Armée d�Oran au moment du Putsch. Dans mon premier livre j�ai raconté cet épisode. Comme moi les gars du contingent ont suivi les ordres du Général De Gaulle.

Voilà quelques extraits du livre :

"Ce matin samedi 22 avril comme tous les matins, la fra�cheur de la nuit se dissipe, le bleu du ciel se confond avec la mer. Etre résidant à Château-Neuf, pouvoir contempler et surplomber ce paysage magnifique, quelle chance ! J�en oublie les jours qui me séparent de la ��quille��. Le port, la mer dans son immensité et la colline Santa-Cruz sont à moi. Un simple geste de la main et je peux toucher tous les éléments de ce décor de rêve�.

La matinée annonce une journée ensoleillée mais ordinaire, pourtant, au réveil, dans la chambrée, un élément aurait d� nous inquiéter : impossible de capter Europe n�1 et radio Alger ne diffuse plus que de la musique militaire�..

Dans la courette qui mène à mon bureau, il y a de �� la rumba dans l�air��. Tous les officiers et les sous-officiers sont déjà là. Certains passent devant moi sans me voir, le visage rouge, les yeux hagards, sans képi et mal peignés comme s�ils avaient fait la fête toute la nuit. En réalité, ils ne sont plus eux-mêmes car ils ont un choix à faire et pensent à leur carrière." 
 


 
----photo-de-J-C-BONNAIN----------------------------

ASSIBOUNIFASSIBOUNIFASS

LE PUTSCH ( suite )

"Devaux, le chauffeur du colonel, est le premier à m�informer de la situation : ��il y a un putsch à Alger. Challe a pris le pouvoir et veut faire sauter De Gaulle. J�ai été réveillé cette nuit : le colonel est dans son bureau depuis trois heures du matin��. André Devaux c�toie le colonel Ribadeau-Dumas tous les jours. Il sait encore mieux que nous que c�est un officier exceptionnel qui a déjà compris, comme De Gaulle, que l�Algérie sera algérienne��

( Quarante-huit heures s�écouleront, le colonel sera arrêté par son adjoint le commandant D. De Gaulle et Michel Debré parleront à la télé).
Nous sommes le lundi matin.

���� Bizarrement, ce matin, il y a beaucoup de courrier. Il est vrai que samedi il n�y en avait pas du tout. Normalement, j�ai quelques heures d�enregistrement et de classement devant moi. Par courage, par inconscience mais avec conviction, je décide de ne rien faire pendant que mes collègues travaillent. A midi, le commandant D. entre dans le bureau :

- Caporal Hairault, ce matin vous ne m�avez pas apporté le courrier.

- Mon commandant, j�obéis aux ordres du général De Gaulle, je refuse de travailler sous les ordres des représentants d�Alger.

C�est presque un dialogue théâtral. Après un long silence, le commandant pique une colère à la Gabin :
- Petit m�, je vous mute dans les commandos du Sahara ! Je suis né ici, ce ne sont pas des petits b�.. qui me feront partir d�ici!

- Oui mon commandant. Vous voudrez bien m�excuser c�est l�heure du déjeuner.

Ces quelques minutes de ma vie resteront inoubliables. Souvent j�y penserai. Dans ma vie professionnelle, j�y ferai souvent référence, j�oublierai de plaire et de flatter au profit de ma propre pensée.

Au réfectoire, nous sommes heureux, nous avons tous montré dans la matinée que le contingent est une des clés de la situation. Nous avons tous apporté notre pierre à l�édifice de déstabilisation du putsch. Les téléphonistes, les télétypistes et les chiffreurs filtrent toutes les communications. Toutes les transmissions entre putschistes sont sabotées. Par contre, les loyalistes comme De Pouilly à Tlemcen et Gambie à B�ne peuvent communiquer sans problème avec Paris."

 

 


 
------------Hérault André et son copain Pasquet-----------

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A STE MARGUERITE, EN 2006 , LES EPOUSES ONT CHANTE
sur l'air de : elle était si jolie.... (A Barrière)

Ils étaient magnifiques (que)
Tous nos petits soldats
Ils partaient en Afrique (que)
Sans trop savoir pourquoi
Nous étions orphelines ( e )
Sans amant sans ami
Seules sur la colline ( e )
Attendant nos chéris

Pour nous ce fut l�automne (ne)
Et l�on pleura souvent
Pour nous ce f�t l�automne (ne)
Il fut loin le printemps
Ils étaient tous partis (i)
Pour sauver la patrie
Loin de toutes leurs chéries ( e )
Et de tous leurs amis

Quand ils ont eut la quille ( e )
Ils n�étaient plus les mêmes
Même en voyant les filles ( e )
Ils rêvaient de Cayenne
Oublier l�Algérie ( e )
Bou Nif et son Sigrist
Ce ne fut pas facile ( e )
Ils restèrent bien tristes

Les années sont passées ( e )
Ils sont pères et pépés
Les années sont passées ( e )
Le bonheur est dans�le pré
C�est maintenant la retraite (te)
La paix est dans nos c�ur
Et nous jouons les starlettes (te)
En chantant toutes en ch�ur

C�est la guerre d�Algérie ( e )
Qui nous a réunies
Plus de mélancolie ( e )
Car nous sommes des amies
Nos troisièmes retrouvailles (y e)
Scellent notre amitié
On livrerait bataille (y e)
S�il fallait se quitter
 


 
Les 2 romans qui précèdent : des Aurès aux Pyrénées.

EMPLACEMENT RESERVE AUX INFORMATIONS

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DONNEZ-MOI DES NOUVELLES hairault@yahoo.fr

Elles figureront dans cette rubrique

.Après une visite sur le site, Jean Claude BONNAIN, un internaute, ancien bagnard de la 701ème m�a envoyé deux articles du journal BLED parus en 1961.
Pendant la guerre d�Algérie, Le journal BLED était le journal destiné aux militaires. Par deux fois, notre compagnie eut les honneurs de cette presse spécialisée. Chaque fois ce fut un évènement pour les bidasses d�Assi Bou Nif. Ce qui peut maintenant nous para�tre anecdotique était alors évènementiel pour tous : des informations, déplaisant à la hiérarchie de la compagnie étaient diffusées à tous les militaires présents sur le sol algérien.
Une question se posait alors, elle se pose encore : quel est le petit malin qui avait obtenu la diffusion des informations par BLED, ce journal très officiel?

VOILA UNE BONNE QUESTION POUR LES VISITEURS DU SITE?

Bien s�r, si l�auteur était retrouvé, son nom ne serait diffusé qu�avec son accord. En attendant s�il se reconna�t : BRAVO!!

Voilà quelques extraits des deux articles :

1er article : 701ème CT DU C�UR A L�OUVRAGE
Soudain, la mode �� coeur�� fit son entrée fulgurante à la 701ème CT. ��Coeur�� s�était le nom et la forme de la coiffure qu�un transmetteur d�Assi Bou Nif s�était fait tailler au-dessus de la nuque pour illustrer l�expression �� du c�ur à l�ouvrage���des transmetteurs de la 701ème maniant truelles, pioches et pelles sur le chantier de construction du centre de Formation de la Jeunesse Algérienne ��L�adjudant Streck lui fit valoir une belle préférence pour la coiffure de Yul Brynner.

2ème article :EN ORANIE, La 701ème POSSEDE UN COIFFEUR BIEN AU COURANT
Le figaro de la 701ème est électricien dans le civil �. Ne voulant rien perdre de leur séduction naturelle nos amis transmetteurs n�osaient plus confier leurs cheveux aux mains distraites de ce coiffeur officiel. Cette pénible situation fut donc évoquée dernièrement par un sous-officier devant le capitaine Sigrist commandant de compagnie ���/��.Le capitaine rétorqua qu�à sa connaissance le fameux barbier n�avait jamais coupé les oreilles de qui que ce soit, qu�il était donc ridicule d�envisager un changement quelconque ��../��.et pour appuyer se fortes paroles le capitaine Sigrist se rendit sur le champ chez notre ami d�un pas alerte, la moustache en bataille afin de lui confier son auguste chef. Tous les soins lui furent naturellement prodigués. Et pour la première fois l�on vit un capitaine se promener avec une superbe ��boule à ras��.

Ces 2 articles modifièrent la vie à la compagnie. Avec la censure il n'était pas possible de faire passer un message, malgré celà l'auteur avait réussi : on se moquait d'un capitaine redouté par tous. 


 
Le foyer

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CONTACTS INTERNAUTES PIEDS NOIRS

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C'est une récompense pour moi. Des internautes ont découvert mon site avec les moteurs de recherche.

Marie Claude RAMADE
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habitait à c�té d'ASSI BOU NIF à SIDI CHAMI ses parents tenaient le bar du village.

Jean Claude FUENTES
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habitait tout près de la 701ème

FAMILLE BENAVIDES
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Restaurant la Pépinière à Assi Bou Nif
Angélique la fille de Clémence BENAVIDES et la petite fille de
Sérafin et Adrienne BENAVIDES a découvert notre site.
Sa famille tenait le restaurant "La pépinière" à Assi-Bou-Nif.
Angélique cherche les militaires ayant connu la
famille.

Pour ces amis j'ai les adresses @mail contactez-moi

Un extrait de mon premier livre :

EXTRAITS DE MON PREMIER LIVRE : ARRIVEE A ASSI BOU NIF

� L�agence de voyage!!! � nous a réservé : Le Président de Cazalet au départ de Port Vendres. L�activité de ce petit port situé près de Perpignan est importante. Port Vendres est en relation avec Oran, tandis que Marseille est en relation avec Alger et Oran. Oran est plus près de Port Vendres que de Marseille, heureusement ! La traversée me concernant durera exactement vingt quatre heures. Une traversée rendue pénible par une mer démontée et par des conditions matérielles lamentables ; nous sommes en fond de cale sur des chaises longues qui ne sont pas fixées au sol, c�est ainsi que pendant tout le voyage les chaises longues iront de bâbord à tribord. Lors du premier quart d�heure, cette promenade de gauche à droite a un c�té fête foraine ( imaginez cinq cents chaises longues en goguette !). Cette distraction deviendra vite un calvaire. Rapidement, nous aurons tous le mal de mer, les vomissements succéderont aux vomissements et l�atmosphère deviendra vite irrespirable.

Certains ont échappé à ce calvaire. Les sous- lieutenants et quelques sergents avaient des cabines. Enfin des petits malins suffisamment fortunés en ont loué à des membres d�équipage qui profitaient largement et parfois honteusement de notre désarroi.

Le 19 décembre au matin,à Oran, le soleil est chaud, nous avons l'impression d'être à la fin de l'été. le paysage est magnifique et nous admirons le travail du remorqueur qui, dans le port, semble jouer avec le Président de Cazalet, devant les grandes lettres majuscules peintes en blanc sur la jetée : " ICI LA FRANCE" .

J'ai rejoint ensuite Assi Bou Nif, un village situé à vingt kilomètres d'Oran. La 701ème compagnie de transmissions y est implantée dans une ancienne ferme. Ma chambrée est un ancienne écurie.....

.....Je suis toujours à Assi Bou Nif. Je fais quelques patrouilles, surtout la nuit. Je suis de garde un jour sur trois. Je participe aussi à la construction d�un collège pour les jeunes algériens. Avec toute notre imagination nous avons baptisé ce chantier : � Cayenne �. Les anciens nous ont dit que les premiers mois ils cassaient des cailloux avec une masse pendant des heures et des heures. En équipe, je vais également souvent à Oran. Nous chargeons dans nos camions des poteaux pour les barrages électrifiés des frontières. Ensuite, nous rejoignons le village de Perregaux à quatre vingts kilomètres d�Oran pour y transvaser nos chargements dans des wagons SNCF. En Algérie, en dehors des lignes situées au nord ( Oran Alger ), l�écartement des voies est inférieur à la normale. C�est la raison pour laquelle les trains ne sont pas formés en gare d�Oran.

A Assi Bou Nif, dans la compagnie, les activités sont toujours les mêmes. Nous avons tous fait une formation militaire de transmetteur, mais personne n�est affecté dans cette spécialité. Les tours de garde sont rapprochés. La nuit pendant deux heures il faut rester seul, loin du poste, souvent à la limite du quartier européen et du douar. Deux heures c�est peu, mais c�est aussi une éternité pour celui qui n�entend que le cri du chacal et qui n�attend que la relève. Une seule certitude, je sais que je n�oublierai pas le mot de passe.
Nous restons au poste de garde vingt quatre heures. Les factions de deux heures où l�on est seul reviennent toutes les quatre heures. Ainsi, parfois,je suis de garde de vingt deux heures à minuit et de quatre heures à six heures. La nuit inconfortable que nous passons au poste est donc de quatre heures.......
..........Le chantier de Cayenne continue. Le futur collège comportera plusieurs bâtiments ; certains sont en voie d�achèvement,pour d�autres,les fondations sont en cours. Mes petits talents de maçon font que je suis affecté au terrassement. L�efficacité est toute relative ; pour huit soldats, nous avons une pelle, une pioche, une barre à mine et une brouette. Les emplois de surveillants de travaux sont très convoités. Les pauses casse-cro�te sont les bienvenues ; nous dépêchons un des n�tres pour aller chercher dans l�épicerie arabe du douar les meilleurs sandwichs (jambon beurre et gruyère beurre) de toute l�Algérie. Malgré la religion, cette épicerie a donc du jambon.

Après les événements (maintenant, depuis peu, on dit la guerre), je ne retournerai pas en Algérie. Je le regrette. Pendant quelques années les touristes ont pu visiter le pays, désormais, c�est impossible. J�espère que le fanatisme de certains s�apaisera, j�irai alors faire du tourisme dans l�Orannais.

Aujourd�hui en ce début de millénaire, je pense que l�Algérie pouvait faire mieux que la Tunisie et le Maroc qui sont des pays très visités par les français. Chez ces voisins, le tourisme n�a pas empêché la pauvreté mais la misère y est moins grande. Le tourisme fait travailler beaucoup de Tunisiens et de Marocains.

En 1999, avec mon épouse, je suis allé au Maroc, ce pays m�a rappelé mes 20 ans. Mais bien s�r mon rêve serait de voir le collège d�Assi Bou Nif. Il s�appelle peut-être � Cayenne � !

Heureusement à Assi Bou Nif il y a une profonde camaraderie entre tous les appelés. Le Capitaine Migrist commande la compagnie, il est � notre bête noire �. Certains se hasardent même à dire : � si je vais en patrouille de nuit avec lui, il ne reviendra pas �. Ces propos sont choquants mais réels. Les victimes de cette guerre qui ne veut pas dire son nom sont nombreuses dans les deux camps mais ces victimes ne sont pas toujours les conséquences d�affrontements entre l�armée française et le F L N. Il y a souvent des règlements de compte. Après l�insoutenable, on se venge par l�insoutenable. Si un convoi de militaires français tombe dans une embuscade, en riposte, nous faisons nos � Oradour sur Oued �. Je n�ai pas vécu de près ces ignominies, heureusement ! je pense que j�en serais traumatisé pour toujours. Je sais que beaucoup d�appelés confrontés à de telles horreurs ne pourront pas retrouver une vie normale à leur libération. Tous ne seront pas blessés dans leur chair, beaucoup le seront dans leur âme...

A la 701ème compagnie de transmissions, les jours passent, les occupations sont toujours les mêmes, les patrouilles de nuit sont de plus en plus fréquentes. Dans le dortoir, cette ancienne écurie, la nuit nous avons tous nos fusils près du lit, dans les � râteliers de l�écurie �. Assi Bou Nif n�est pas très loin de Sidi Bel Abbès, la ville des légionnaires ; comme eux, nous avons notre chanson. Pour faire concurrence à : � Tiens, tiens, voilà du boudin, voilà du boudin �, nous chantons :

A la 701ème cette triste compagnie,
On y crève de faim et on y patrouille la nuit....

Dans la chambrée nous sommes trente, neuf finissent leur service dans huit jours. Pour le moral des nouveaux arrivants comme moi, ce n�est pas l�idéal. Les quilles sont magnifiques mais ces anciens sont tristes, j�ai l�impression qu�après vingt huit mois de misère, ils ne savent plus ce que c�est d�être heureux.

Voilà donc quelques lignes de mon premier livre.
 


 
L'heure du repas avec l'ami Bernard au 1er plan

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NOS PEINES
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Eric Duvieubourg eric.duvieubourg@wanadoo.fr m'a informé du décès de son père Charles, un ancien de la 701ème, le samedi 12 ao�t 2006. L'enterrement aura lieu le jeudi 17 ao�t à 10 h 30 en l'église de Malesherbes. Eric m'a demandé d'informer les amis d'Assi Bou Nif.

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LE 22 09 2006, lors de notre sèjour à Ste Marguerite de Pornichet, nous sommes allés nous recueillir sur la tombe de notre ami GERARD GUICHARD enterré dans le cimetière de BATZ. Gerard un ancien de Bounif était bien présent dans nos pensées lors de notre séjour dans cette région qu'il aimait.

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Mi juin 2007 notre ami René Arlot nous a quittés. Nous présentons nos sincères condoléances à sa compagne Renée.
René avait participé à ttes nos rencontres : Oléron, Murol et Ste Marguerite et tjrs dans la bonne humeur.


 
GERARD GUICHARD DEBOUT A DROITE

assibounif
25/04/06